COP24 : Selon l’OCDE, les apports de financements climatiques publics aux pays en développement ont augmenté de 17% entre 2016 et 2017.

Le rapport public « le financement climatique des pays développés aux pays en développement » publié par l’OCDE à quelques jours de la COP24 présente une actualisation des flux publics vers les pays en développement, après celle réalisée en 2016. Il offre un suivi de la finance climatique en faveur des pays en développement et notamment de l’engagement de la mobilisation des 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pris lors de la COP21. Cette actualisation ne comptabilise toutefois pas la finance privée, dont les résultats sont à venir.

1 - Progression des financements climatiques publics
Cette nouvelle série de données portant sur la période 2013-2017 montre que les financements climatiques publics ont augmenté de 44 % depuis 2013, année où ils se chiffraient à 39.5 milliards USD. Les financements climatiques publics mobilisés par les pays développés en faveur des pays en développement ont atteint au total 56.7 milliards USD en 2017 contre 48.5 milliards USD en 2016, soit une hausse de 17 %. Si cette hausse se poursuit, le chiffre devrait atteindre 66.8 milliards USD en 2020.

2 - Le financement climatique public bilatéral et multilatéral
Entre 2013 et 2017, le financement climatique public bilatéral a progressé de 20% passant de 22,5 à 27 milliards de dollars. Le financement climatique multilatéral imputable aux pays développés a, quant à lui, bondi de 79 % pour atteindre 27.5 milliards USD, tandis que les crédits à l’exportation liés au climat ont augmenté de 31 %, s’établissant au total à 2.1 milliards USD.

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3 – Les apports entre les dons et les prêts
La répartition des apports entre les dons et les prêts (concessionnels et non concessionnels) est restée assez stable sur les cinq années considérées. Les dons ont représenté plus d’un tiers des financements bilatéraux et moins de 10 % des financements multilatéraux, tandis que les prêts ont mobilisé environ 60 % de l’aide bilatérale et près de 90 % des apports multilatéraux.

Conclusion
Toutes les régions ont bénéficié d’un volume croissant de financements climatiques publics au cours de la période considérée. C’est l’Asie, suivie de l’Afrique et de l’Amérique latine, qui a reçu la plus grande part des apports bilatéraux et multilatéraux de fonds pour le climat, avec plus de 80 % chaque année.

Pour en savoir plus : http://www.oecd.org/fr/environnement/cc/R%C3%A9sultats-cl%C3%A9s-le-financement-climatique-des%20pays-d%C3%A9velopp%C3%A9s%20aux-pays-en-d%C3%A9veloppement-flux-publics-en-2013-17.pdf et http://www.oecd.org/environment/cc/climate-finance-2013-17.htm

Rapport complet : http://www.oecd.org/environment/cc/Climate-finance-from-developed-to-developing-countries-Public-flows-in-2013-17.pdf

Dernière modification : 14/12/2018

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