Climat : l’OCDE poursuit la promotion de son rapport clé « financer le futur climatique : repenser les infrastructures »

Pour aligner la finance avec les objectifs de l’accord de Paris, tout particulièrement en ce qui concerne le financement des infrastructures, l’OCDE appelle à une transformation radicale de la part des acteurs publics et privés, détaillée dans son rapport.

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Que ce soit lors du dernier One Planet Summit à Nairobi ou du Sommet mondial des solutions à Berlin, l’OCDE était présente tout au long du mois de mars aux grands évènements sur le climat, pour promouvoir les conclusions de son rapport « financer le futur climatique : repenser les infrastructures » remis officiellement le 28 novembre dernier, en marge du G20, quelques jours avant la COP24.

Le document propose aux gouvernements une feuille de route exhaustive permettant de mettre en place des flux financiers pour atteindre à la fois les objectifs de l’Accord de Paris et de l’Agenda 2030, à travers des infrastructures ad hoc : infrastructures de production d’énergies renouvelables mais aussi nouvelles infrastructures de transports, de gestion de l’eau, etc. Cette feuille de route est déclinée à travers six axes, depuis l’intégration de la problématique climatique dans toutes les décisions budgétaires en améliorant en amont la planification et la prospective, en passant par le soutien à l’innovation, l’utilisation des marchés publics en faveur des infrastructures bas carbone et, bien sûr, le développement d’un système financier privé tourné vers un avenir bas carbone.

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Les six aires de transformation proposées par l’OCDE pour aligner les flux financiers

Ce travail a été élaboré conjointement avec l’ONU Environnement et le Groupe de la Banque mondiale. Il s’agit de la suite du rapport « investir pour le climat, investir pour la croissance », commandé par l’Allemagne pour le G20 2017. Ce nouveau rapport a également été commandité et financé par le gouvernement allemand (Ministère fédéral allemand de l’environnement, de la conservation de la nature et de la sécurité (BMU)).

Trois ans après la COP21, peu de pays ont adopté les mesures permettant de contenir la montée des risques climatiques. La mise en service des centrales électriques aujourd’hui en chantier ou à l’étude entraînera un quasi doublement des émissions imputables à la production d’électricité selon les estimations réalisées. Les incitations à opérer la transition vers les énergies et les infrastructures vertes demeurent faibles, de même que les incitations à ne pas émettre de gaz à effet de serre quel que soit le secteur.

Pour que l’objectif de limitation du réchauffement de l’Accord de Paris soit tenu, il est plus que jamais nécessaire d’œuvrer à diminuer rapidement les émissions mondiales de CO2. Le premier rapport de l’OCDE, « Investir dans le climat, investir dans la croissance » commandé par la présidence allemande du G20 en 2017, avait permis de démontrer que les politiques environnementales, loin de menacer la croissance économique, peuvent lui être favorable. Le passage à des investissements d’infrastructure privilégiant des options bas-carbone, conjugué à des réformes structurelles appuyant la transition, pourrait faire accroitre le PIB mondial de jusqu’à 5% d’ici à 2050 selon l’OCDE. Dans son scénario, l’organisation tient en effet compte de la diminution du risque de dégâts liés à des évènements météorologiques extrêmes.

Pour en savoir plus :
- Consultez le rapport en ligne et son actualité : http://www.oecd.org/environment/cc/climate-futures/
- Visionner la présentation faite à l’OCDE du rapport (Green talks webinar) : https://www.youtube.com/watch?v=yaaw2W_4qYU&feature=youtu.be

Dernière modification : 03/04/2019

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