Finance verte : Version préliminaire du rapport « Financing climate futures : rethinking infrastructures », faisant suite au rapport « Investir dans le climat, investir dans la croissance »

En marge de la 73ème Assemblée générale à l’ONU, qui s’est déroulée cette semaine à New York, l’OCDE a présenté une version préliminaire de son rapport réalisé conjointement avec la Banque mondiale et l’ONU Environnement, intitulé « Financing climate futures : rethinking infrastructure ». Ce document présente des propositions pour faire en sorte que les flux financiers publics et privés soient davantage en phase avec les objectifs de l’Accord de Paris, et notamment en ce qui concerne le financement des infrastructures.

Trois ans après la COP21, peu de pays ont en effet adopté les mesures permettant de contenir la montée des risques climatiques. La mise en service des centrales électriques aujourd’hui en chantier ou à l’étude entraînera un quasi doublement des émissions imputables à la production d’électricité selon les estimations réalisées. Les incitations à opérer la transition vers les énergies et les infrastructures vertes demeurent faibles, de même que les incitations à ne pas émettre de gaz à effet de serre quel que soit le secteur.

Pour que l’objectif de limitation du réchauffement de l’Accord de Paris soit tenu, il est plus que jamais nécessaire d’œuvrer à diminuer rapidement les émissions mondiales de CO2. Le premier rapport de l’OCDE, « Investir dans le climat, investir dans la croissance » commandé par la présidence allemande du G20 en 2017, avait permis de démontrer que les politiques environnementales, loin de menacer la croissance économique, peuvent lui être favorable. Le passage à des investissements d’infrastructure privilégiant des options bas-carbone, conjugué à des réformes structurelles appuyant la transition, pourrait faire accroitre le PIB mondial de jusqu’à 5% d’ici à 2050 selon l’OCDE. Dans son scénario, l’organisation tient en effet compte de la diminution du risque de dégâts liés à des évènements météorologiques extrêmes.

Le présent rapport propose aux gouvernements une feuille de route exhaustive afin d’aligner les flux financiers avec les objectifs de Paris. Favoriser les infrastructures bas-carbone à travers les marchés publics, intégrer la problématique climatique dans toutes les décisions budgétaires en améliorant en amont la planification et la prospective, sont quelques-unes des solutions détaillées pour favoriser les financements au service d’un avenir bas-carbone.

L’OCDE était par ailleurs présente à New York pour soutenir son initiative « Paris Collaborative on green budgeting », inscrite dans les engagements du One Planet Summit, dont la seconde édition s’est tenue le 26 septembre, également en marge de l’assemblée générale de l’ONU. Cette initiative s’inscrit dans le droit fil des travaux précédemment décrits, en visant à renforcer les liens entre les politiques budgétaires, fiscales et environnementales des gouvernements. L’OCDE a d’ores et déjà publié un premier document présentant une certain nombre de bonnes pratiques et proposant des outils aux Etats pour intégrer leurs engagements en faveur du climat dans leur budget et leur comptabilité nationale.

Pour plus d’information et consulter la version préliminaire du rapport « Financing climate futures : rethinking infrastructure » ou le précédent rapport « Investir dans le climat, investir dans la croissance » :

http://www.oecd.org/fr/environnement/devant-la-montee-des-risques-les-gouvernements-doivent-tenir-leurs-engagements-climatiques.htm

http://www.oecd.org/environment/cc/climate-futures/

Le Secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria et le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres

Dernière modification : 28/09/2018

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