L’OCDE appelle ses Etats membres à une nouvelle stratégie en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes

Dans son rapport « Fast Forward to Gender Equality : mainstreaming, implementation and leadership » (« Accélerer vers l’égalité de genre : intégration, mise en œuvre et leadership »), lancé le 8 mars 2019 en présence de Mme Gabriela Ramos, directrice de cabinet du Secrétaire général, l’OCDE dresse un état des lieux en matière de parité et, face aux carences constatées, recommande une nouvelle approche politique.

Malgré quelques progrès, les inégalités de genre demeurent perceptibles y compris dans le secteur public, pourtant précurseur des bonnes pratiques en la matière. Ainsi, selon une moyenne OCDE, les femmes y représentent 58% des emplois, mais occupent 75% des moins qualifiés. En dépit d’une amélioration, elles demeurent globalement sous-représentées parmi les cadres (28% en 2017, 25% en 2012, 21% en 2005). Ces facteurs cumulés se traduisent en un moindre niveau moyen des salaires reçus.

Selon le rapport, la réunion du Conseil au niveau ministériel de 2017 a tiré les conséquences des avancées réalisées dans plusieurs Etats membres (instauration de quotas et de salaires égaux, ainsi que de mesures permettant de mieux concilier vie privée et vie professionnelle), en même temps qu’elle a défini une nouvelle approche stratégique en faveur de la parité.

De l’avis de l’Organisation, la déclinaison de cette stratégie exige désormais :

- d’assurer une coordination optimale de tous les acteurs impliqués dans les politiques de genre (organes gouvernementaux et législatifs, institutions de contrôle) ;
- d’instaurer des mécanismes de suivi de manière à mesurer les effets des réformes initiées et à créer une forme de redevabilité des décideurs publics envers les populations ;
- d’agir au-delà des politiques ciblées, en intégrant une analyse sexo-spécifique lors de la phase d’élaboration des politiques structurelles ;
- d’octroyer davantage de ressources aux instances gouvernementales dédiées à la parité et d’élargir leur mandat ;
- de garantir une plus grande égalité au sein des instances de prise de décision publique (ce qui nécessite un accès équitable aux postes de direction) ;
- de penser les politiques publiques sous le prisme de nouvelles approches, telles que les sciences comportementales, afin de réduire les biais de genre.

Le lancement de ce rapport s’inscrit dans le cadre d’une série de manifestations dédiées par l’OCDE à l’égalité entre les femmes et les hommes sous le label « la parité en mars ».

Dernière modification : 11/03/2019

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