Lancement du rapport de l’OCDE PISA 2008 volumes 1 2 et 3 ce mardi 3 décembre 2019

L’OCDE vient de publier les trois premiers volumes de son enquête PISA2018. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) analyse les connaissances des élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences ainsi que leur capacité à utiliser ces connaissances. Au total, environ 600 000 élèves, représentatifs des quelque 32 millions d’élèves âgés de 15 ans scolarisés dans les 79 pays et économies participants, ont passé les épreuves PISA en 2018. En France, ont participé au test 6 308 élèves, dans 252 écoles, représentatifs de 756 477 élèves de 15 ans. Cette évaluation internationale des acquis des élèves qui s‘effectue tous les trois ans permet d’analyser la qualité, l’équité et l’efficacité de l’apprentissage à travers le monde. Elle offre en même temps la possibilité aux professionnels de l’éducation et aux responsables politiques de prendre connaissance puis de comparer les politiques et les pratiques d’autres pays, et de s’en inspirer.

La plupart des pays ayant participé à l’enquête n’ont guère enregistré d’amélioration au cours des dernières années, malgré une progression des dépenses d’éducation. Les pays arrivés en tête de ce classement sont Singapour, l’Estonie, le Canada, la Finlande et l’Irlande. Notamment, le rapport de l’OCDE observe que les inégalités en matière d’éducation continuent de se creuser, 25% des élèves dans les pays de l’OCDE ne parvenant pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l’écrit, ce qui fragilise le développement et la cohésion des sociétés. La France, après un fort décrochage entre 2000 et 2006, stabilise ses résultats en 2018, se situant légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences. En revanche, le poids des déterminismes socio-économiques reste encore très fort même s’il ne s’accroit plus.

L’enquête PISA note que les pays qui ont le plus progressé ont agi à la fois sur l’organisation de leur système scolaire et sur les méthodes pédagogiques. Les méthodes explicites, systématiques et dont les résultats sont mesurés par des évaluations sont les leviers essentiels des progrès des systèmes éducatifs. Ces constats viennent ainsi conforter le diagnostic posé en France il y a deux ans et demi à l’origine de la politique d’élévation du niveau et de justice sociale déployée. Afin d’attaquer à la racine la difficulté scolaire, la priorité a été mise sur l’école primaire : instruction à 3 ans, dédoublement des classes de CP et de CE1 en zone d’éducation prioritaire au profit de 300 000 élèves, dédoublement à venir des grandes sections de maternelle en zone d’éducation prioritaire, 8 000 postes créés depuis 2017, évaluations nationales pour permettre aux professeurs de mieux répondre aux besoins des élèves, renforcement des méthodes de lecture et de mathématiques, transformation de la formation continue des professeurs. Les conclusions de l’enquête invitent alors à mieux utiliser les ressources budgétaires sans nécessairement les augmenter et à continuer à les répartir de manière à lutter contre les inégalités économiques et sociales pour améliorer l’équité des systèmes éducatifs et favoriser le développement équilibré des sociétés.

Dernière modification : 04/12/2019

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