Les soins de santé primaires constituent la pierre angulaire des systèmes de santé

L’initiative des connaissances universelles pour les soins de santé primaires, née de la réunion des 16 et 17 mai 2019 des ministres de la santé des pays du G7, vise à construire une plateforme pour élaborer et échanger des idées innovantes pour les soins de santés primaires (SSP) entre les membres du G7 et quelques pays choisis à revenu faible et intermédiaire.

Par soins de santé primaires, on désigne une approche tenant compte de la société dans son ensemble, visant à garantir le niveau de santé le plus élevé et équitablement réparti, au moyen de trois composantes (i) des soins essentiels au cœur de services intégrés, (ii) des politiques et interventions multisectorielles, (iii) une autonomisation de la population.

Mandatés par les pays du G7, l’Organisation mondiale de la Santé, l’OCDE, la Banque mondiale, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et Gavi, l’alliance du Vaccin ont élaboré un rapport conjoint (intitulé : « Initiative des connaissances universelles du G7 pour les soins de santé primaires ») en vue de concrétiser un tel projet. Celui-ci évalue les options promouvant l’innovation en SSP, l’extension des solutions novatrices et la création d’un forum où les États du G7 et quelques pays choisis à revenu faible ou intermédiaire pourraient échanger leurs meilleures pratiques en matière de SSP.

Selon ces cinq organisations internationales, une telle initiative est triplement fondée parce que (i) les SSP sont plus nécessaires que jamais (3,5 milliards de personnes n’y ont pas accès), (ii) les responsables politiques ne disposent d’aucun dispositif leur permettant d’échanger leurs données d’expérience et leurs pratiques innovantes en matière de SSP, (iii) de nombreuses pratiques innovantes utilisées en SSP dans les pays à revenu faible et intermédiaire pourraient inspirer des mesures dans les pays du G7.

Le rapport propose six fonctions essentielles pour répondre aux besoins à satisfaire : (i) créer des espaces de discussion protégés, (ii) développer des forums et une documentation en ligne, (iii) élaborer une communauté de pratiques pour les SSP, (iv) exploiter l’expertise extérieure (notamment celle des organisations internationales, (v) générer de nouvelles connaissances sur l’innovation en SSP, (vi) élaborer des études de cas de politiques innovantes.

Pour ce faire, les plateformes les plus efficaces associent la participation en ligne et en personne : en conséquence le rapport préconise un modèle fédéré, complétant les plateformes existantes, associant d’abord les décideurs politiques de haut niveau dans les pays du G7 et les pays à revenu faible ou intermédiaire, avec une extension progressive au G20, au G5 Sahel et à d’autres pays à revenu faible ou intermédiaire, ainsi qu’à la société civile et à d’autres organisations internationales

Dernière modification : 12/12/2019

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