M. Olivier Bommelaer, Conseiller, budget et environnement

Quelles sont les fonctions du conseiller à la représentation permanente ?

Le conseiller conjugue des attributions sectorielles et horizontales, adossées à 7 comités ou programmes (Environnement et Développement durable, Budget & Programme, Transports, Tourisme, Pêcheries, Agriculture), auxquels sont rattachés 36 groupes et sous groupes de travail.

En liaison avec le Secrétariat Général des Affaires Européennes (SGAE) et son département OCDE qui élabore les positions interministérielles, le conseiller :

  • représente la France et fait valoir nos positions pour le budget et le programme de travail de l’organisation,
  • s’assure de la pertinence de la représentation de la France aux réunions des comités et groupes de travail et au besoin y supplée,
  • veille à ce que les positions adoptées servent la France,
  • alerte en amont le gouvernement et les administrations sur les conséquences éventuelles des évènements programmés (sortie de publications, tenue de réunions,...) ou des initiatives propres du secrétariat de l’OCDE,
  • participe à la diffusion des informations pertinentes et résultats des travaux de l’OCDE à toute partie prenante française concernée,
  • diffuse officiellement au secrétariat les notes de la délégation française, à l’élaboration desquelles il contribue avec le SGAE,
  • transmet les messages et/ou organise les rencontres par tout canal approprié, entre administrations, cabinets ministériels, et secrétariat de l’OCDE,
  • maintient l’influence française (et la place du Français) au sein de l’organisation,
  • organise des évènements pour faire mieux se connaître le secrétariat de l’OCDE et ses partenaires français.

Bilan et perspectives

I. Sur l’environnement, le climat et le développement durable, l’OCDE, avec son prisme traditionnel d’analyse économique, constitue une plate forme de réflexion prospective et un observatoire reconnus et utiles pour notre pays. Le comité des politiques d’environnement (EPOC) s’appuie sur 6 groupes de travail :

  1. biodiversité, eau et écosystèmes
  2. climat, investissement et développement
  3. information
  4. performances
  5. intégration dans l’économie
  6. productivité des ressources et déchets

Il conduit la modélisation et la prospective à 2050, accompagne les réflexions transversales de l’OCDE sur la croissance verte, l’internalisation des valeurs environnementales et sociales dans les référentiels économiques, la nouvelle approche de l’OCDE pour relever le défi économique (NAEC). Il prévoit l’élaboration d’un nouveau modèle permettant d’évaluer les bénéfices économiques de scénarii de politiques environnementales (CIRCLE).

Il contribue avec d’autres comités à des travaux conjoints, notamment sur les produits chimiques, les nanomatériaux, l’agriculture, le commerce et la fiscalité.

II. Le « programme de travail et budget » de l’OCDE (PTB/PWB) est approuvé par période de deux ans. Celui de 2013-2014 a été approuvé le 20 décembre 2012.
Ce budget :

  • préserve les acquis et savoir faire traditionnels dans le domaine de l’analyse économique qui font la valeur ajoutée et la notoriété de l’OCDE
  • accorde une large place et des ressources accrues aux actions à conduire avec les pays non membres qui sont devenus les acteurs clés de la mondialisation
  • consacre des crédits supplémentaires aux grands problèmes mondiaux, en particulier ceux de l’environnement, du changement climatique, de la santé, de l’eau, ce qui conforte la place de l’OCDE comme acteur clé de tous les sujets globaux.

Enfin et surtout, il concrétise la réforme budgétaire adoptée en 2008 sous présidence française, en mettant fin à la lente mais inexorable érosion des moyens que l’organisation connaissait depuis plus d’une décennie et en faisant baisser la quote-part française des contributions obligatoires au budget de l’OCDE grâce à l’élargissement et à de nouvelles répartitions.
La représentation française a largement participé à l’ensemble du processus.

Dernière modification : 20/02/2013

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