« Mondialisation, robotique et avenir du travail »

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Richard E. Baldwin - Professeur d’économie internationale à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève

Combien de fois plus rapide est un I-phone 10 par rapport à l’ordinateur qui guida la mission Apollo 11 sur la lune ? Quelles sont les seules tâches que les robots ne peuvent pas exécuter ? Quel est l’écart de salaires entre un chercheur universitaire suisse et un chercheur de même niveau dans un pays émergent ? Les robots vont-ils remplacer les travailleurs, alors que le tracteur n’a pas remplacé le fermier ?

Réponse dans le dernier ouvrage de Richard Baldwin, The Globotics Upheaval, qu’il a présenté ce jour à l’OCDE à l’occasion d’une conférence NAEC (nouvelles approches face aux défis économiques). Après avoir déplacé les travailleurs des fermes vers les usines au 19e siècle, puis des usines vers les bureaux au 20e siècle, les forces du commerce et de la technologie sont de nouveau à l’œuvre pour transformer le monde du travail. Aujourd’hui, la mondialisation et la robotique (ou « globotics » selon l’expression adoptée par l’auteur, contraction de globalisation et robotics) entraînent un bouleversement brutal des emplois dans les services et des emplois y compris les plus qualifiés. Grâce au numérique, des « robots en col blanc », reproductibles à l’infini, sont formés pour se substituer aux travailleurs dans ces secteurs. En outre, une nouvelle forme de mondialisation — qualifiée de « telemigration »— permet à une main-d’œuvre très qualifiée et bon marché installée à l’étranger de travailler à distance pour des pays où les salaires sont plus élevés. Mais quels seront les emplois créés par la globotics ? Quel sera le monde du travail de demain ?

A voir en webcast :
https://oecdtv.webtv-solution.com/5334/or/naec_seminar_with_richard_baldwin.html

Dernière modification : 04/04/2019

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