Perspectives de l’emploi 2018 : améliorations et paradoxes.

Sous le titre « OECD employment outlook 2018 », le rapport de l’OCDE sur les perspectives de l’emploi, lancé le 4 juillet, brosse un tableau des effets de la « destruction créatrice », appelle à un nécessaire traitement des déséquilibres induits et consacre des fiches-pays à chacun des Etats membres, dont la France.

Résultant du travail conjoint de trois directions de l’OCDE (Emploi, travail et affaires sociales, Politique économique et Statistiques), l’édition 2018 souligne un paradoxe.
Pour la première fois depuis 2008, le taux d’emploi observé dans les Etats membres de l’OCDE a dépassé le niveau antérieur à la crise, cependant que la quotité de postes non pourvus atteint un pic, tant dans la zone Euro qu’aux Etats-Unis et en Australie.
Dans le même temps, la croissance des revenus, inférieure de moitié à la progression enregistrée avant 2008, ne reflète pas la tension constatée sur le marché de l’emploi. Cette situation conduit l’OCDE à se concentrer, dans ses Perspectives de l’emploi 2018, sur la stagnation de la productivité dans la plupart des Etats membres, tout autant que sur l’importance de la « frontière technologique » séparant salariés adaptés ou à former, comme entreprises intensives ou peu intensives en travail.
S’agissant de la France, le rapport, tout en relevant un taux d’emploi encore inférieur à la moyenne OCDE (55,7% contre 61,7%), souligne les bons résultats de notre pays en matière d’inclusivité du marché du travail, de couverture par des accords négociés et d’allocation chômage. En revanche, au regard du nombre d’emplois non pourvus, l’effort entrepris demeure à poursuivre pour ce qui a trait à la formation professionnelle (initiale et en cours de vie active).

Dernière modification : 11/09/2018

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